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Une galette des rois, un club de rugby historique et des fèves collector que tout le monde s’arrache. À Lourdes, la tradition de l’Épiphanie prend une allure de match de haut niveau. Et si, cette année, votre prochaine galette devenait aussi un objet de collection… et de fierté locale ?
À Lourdes, la boulangerie-pâtisserie Le Moulin de Don Quichotte a trouvé une façon très simple de transformer une galette en véritable souvenir. Comment ? En glissant à l’intérieur des fèves personnalisées à l’effigie du Football Club Lourdais XV, club de rugby mythique de la ville.
On ne parle pas de fèves classiques avec des dessins anonymes. Ici, vous pouvez tomber sur le logo du club, le stade, le maillot, le ballon, ou encore des figures historiques comme Antoine Béguère ou Jean-Pierre Garuet. Imaginez la surprise de ce dernier, ancien pilier du XV de France, en découvrant son visage au cœur d’une galette.
Résultat ? Les supporters se pressent en boutique. Certains ne viennent même plus d’abord pour la galette… mais pour compléter leur collection de fèves.
Derrière cette idée originale se cache aussi un engagement clair. Le gérant, Dimitri Bouchet, a voulu aligner le contenu et le contenant. Une galette artisanale, au beurre AOP Charentes-Poitou, mérite mieux qu’une fève produite à l’autre bout du monde.
Il a donc choisi de collaborer avec un fabricant français de fèves, basé en Isère. Le coût est plus élevé, environ deux fois plus cher que les modèles importés d’Asie. Mais l’impact est double. Une démarche plus cohérente sur le plan local et une vraie valeur ajoutée pour le client, qui repart avec un petit objet de qualité, lié à son territoire.
Ce choix de fèves françaises reste encore minoritaire sur le marché, largement dominé par la production asiatique. C’est justement ce contraste qui fait la force de cette initiative. Une galette faite maison. Une fève conçue en France. Et une histoire locale à emporter chez soi.
Cette opération ne se contente pas de faire parler. Elle fait aussi vendre. Avec environ 200 galettes par jour produites en pleine saison, l’objectif affiché est ambitieux : approcher les 5 000 galettes d’ici la fin du mois de janvier.
Le mois de janvier représente au moins 10 % du chiffre d’affaires annuel de la boulangerie. Autant dire que chaque galette compte. L’an passé, déjà, une première série de fèves dédiées au patrimoine de Lourdes avait dopé les ventes. Cette année, le partenariat avec le FCL XV renforce encore cet effet.
De son côté, le club y gagne aussi. Il voit ses couleurs, son histoire, ses légendes circuler de table en table, en famille, entre amis. Un peu comme si chaque galette devenait un mini-supporter. Les dirigeants, surpris au départ, ont vite joué le jeu et relayé l’initiative sur les réseaux sociaux.
Ce qui frappe surtout, c’est le lien émotionnel que crée cette galette un peu spéciale. On ne partage plus seulement un dessert. On partage un morceau de mémoire sportive, une part de fierté locale.
Un enfant qui découvre le maillot du club. Un ancien qui se souvient d’un match mythique en voyant le stade sur la fève. Un supporter qui espère tomber sur son joueur préféré. La galette devient prétexte à raconter des histoires, à se rappeler des souvenirs, à transmettre.
Pour les passionnés, la quête est simple : réussir à réunir les six modèles de fèves. Certains Lourdais entrent même dans la boulangerie en ayant déjà une idée en tête. Ils ne repartent pas seulement avec un dessert de plus. Ils repartent avec une pièce de collection.
Évidemment, sans une bonne galette, l’idée de la fève tomberait vite à plat. Le Moulin de Don Quichotte a donc misé sur un vrai travail de fond. Feuilletage maîtrisé, ingrédients choisis, gestes perfectionnés. L’équipe a même bénéficié d’une formation avec un champion du monde de chocolatine pour affiner sa technique.
Vous y trouvez deux grands types de galettes. La galette à la frangipane, au feuilletage doré, garnie d’une crème d’amandes généreuse. Et la galette briochée à la fleur d’oranger, plus légère, moelleuse, très parfumée. Deux styles, une même exigence : proposer un produit qui donne envie de revenir. Pas seulement pour la fève.
Si vous ne pouvez pas passer par Lourdes, rien ne vous empêche de préparer chez vous une galette inspirée de cette démarche : simple, généreuse, et pourquoi pas avec vos propres fèves personnalisées.
Pour la crème d’amandes :
Pour la dorure :
1. Sortez le beurre du réfrigérateur 30 minutes avant, pour qu’il soit bien mou. Préchauffez votre four à 180 °C, chaleur tournante si possible.
2. Dans un bol, mélangez le beurre mou et le sucre jusqu’à obtenir une crème lisse. Ajoutez la poudre d’amandes, la farine, puis les œufs un à un. Terminez par le rhum ou la vanille. La texture doit être souple mais pas liquide.
3. Déroulez une première pâte feuilletée sur une plaque de cuisson. Étalez la crème d’amandes au centre en laissant un bord libre de 2 à 3 cm tout autour.
4. Placez la fève dans la crème, plutôt vers le bord que vers le centre, pour limiter les risques de coup de couteau au moment du service.
5. Humidifiez légèrement le bord de la pâte avec un peu d’eau. Recouvrez avec la seconde pâte. Soudez bien les bords en appuyant avec les doigts, puis avec les dents d’une fourchette.
6. Mélangez le jaune d’œuf et le lait. Badigeonnez la surface de la galette avec un pinceau. Avec la pointe d’un couteau, dessinez des motifs (sans percer la pâte). Faites une petite cheminée au centre pour laisser la vapeur sortir.
7. Enfournez pour 30 à 40 minutes. La galette doit être bien gonflée et d’un beau doré uniforme. Laissez tiédir sur une grille avant de servir.
Si cette histoire de fèves à l’effigie d’un club vous inspire, vous pouvez aussi imaginer vos propres séries. Un club local, une association, une équipe de jeunes, une entreprise. La fève devient un support miniature pour raconter une identité.
Quelques pistes concrètes :
L’idée est simple. Faire en sorte que l’on se souvienne de cette galette, de ce moment, bien après avoir terminé la dernière part.
Ce qui se passe à Lourdes montre une chose claire. Une galette des rois peut devenir bien plus qu’un dessert de saison. Avec un peu de créativité, un engagement sur la qualité et un ancrage local fort, elle se transforme en support de communication positive, en vecteur de fierté et en moteur économique.
Demain, pourquoi ne pas imaginer des fèves aux couleurs d’autres clubs historiques, de festivals, de monuments, de paysages emblématiques ? Vous, de votre côté, vous pouvez déjà commencer par une petite chose. La prochaine fois que vous couperez une galette, demandez-vous : et si cette fève racontait aussi une histoire qui compte pour vous.