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L’hiver approche et, pourtant, votre rambarde reste vide. Pas de petit plastron orange qui sautille sur la terrasse, alors que vos mangeoires débordent… Et si, en voulant bien faire, vous ne proposiez tout simplement pas les bons aliments au rouge-gorge ?
Ce petit oiseau ne mange pas comme les mésanges. Il cherche surtout sa nourriture au sol et préfère les insectes, les vers et quelques fruits. Quand le froid arrive et que tout cela disparaît, il compte un peu sur vous. Voici les 6 aliments que la plupart des amoureux des oiseaux oublient, et qui peuvent vraiment l’aider à passer l’hiver.
Le rouge-gorge familier est insectivore à la base. Il adore les vers, les petites larves, les insectes cachés dans la mousse ou les feuilles. En été, il trouve tout cela tout seul, sans problème.
En hiver, le sol gèle, les insectes disparaissent. L’oiseau doit donc changer un peu son menu. Il commence à chercher des aliments très énergétiques. Des protéines, des graisses, un peu de sucre naturel. C’est là que votre jardin peut devenir un vrai refuge, à condition de proposer ce qu’il comprend et ce qu’il peut digérer.
Beaucoup de passionnés suspendent de grands silos remplis de graines. Cela marche très bien pour les mésanges ou les verdiers. Pour le rouge-gorge, c’est différent. Il n’aime pas trop se balancer accroché à une boule de graisse.
Il préfère manger au sol ou sur un plateau bas. Il aime pouvoir sauter, regarder autour de lui, se mettre à l’abri vite si un danger arrive. C’est pour cela qu’un simple plateau stable, posé près d’un buisson, est souvent bien plus efficace qu’une mangeoire sophistiquée.
Ces six catégories de nourriture se trouvent déjà dans votre cuisine. L’idée n’est pas de remplir le jardin de restes, mais d’offrir un petit buffet varié, en petite quantité, renouvelé chaque jour.
Vous pouvez acheter des mélanges pour rouges-gorges déjà prêts. Ils contiennent souvent des vers de farine séchés, des petits morceaux d’arachides, de la farine de maïs et parfois des flocons d’avoine.
Servez par exemple :
Répartissez le tout sur un plateau bas, sur 1 ou 2 poignées tout au plus. Mieux vaut en remettre un peu chaque matin, plutôt que d’en laisser trop, qui finirait humide ou moisi.
Un peu de viande cuite peut aider le rouge-gorge quand le froid est fort. Mais il faut être très strict sur la qualité. Pas de sauce, pas de sel, pas d’épices.
Vous pouvez proposer :
Coupez la viande en très petits morceaux, presque comme des miettes. Mélangez avec quelques vers de farine pour rendre l’ensemble plus proche de sa nourriture naturelle.
Le fromage doux, type emmental ou cheddar peu salé, peut apporter des graisses et du calcium. Mais là aussi, il s’agit d’une mini portion, pas plus.
Par exemple :
Évitez totalement les fromages bleus, les fromages très salés ou très fermentés. Étalez le fromage sur le plateau pour qu’il ne forme pas de grosses boules collantes.
Oui, le rouge-gorge peut picorer quelques miettes sucrées. Mais attention, il ne s’agit pas de lui donner nos desserts trop gras et trop sucrés. Privilégiez des biscuits simples, sans chocolat, sans glaçage, sans crème.
Vous pouvez émietter :
Réduisez en miettes très fines et mélangez avec d’autres aliments, pour ne pas faire un menu uniquement sucré.
Les fruits secs sont de vraies petites bombes d’énergie. Les raisins secs sont souvent les plus faciles à trouver. Ils rappellent un peu les baies naturelles que l’oiseau cherche en hiver.
Pour une portion :
Faites-les tremper 10 minutes dans de l’eau tiède pour les ramollir. Égouttez bien, puis déposez-les sur le plateau. Vous pouvez aussi varier parfois avec quelques petits morceaux d’abricots secs non sucrés, bien coupés.
Les cacahuètes apportent beaucoup de graisses utiles par temps froid. Mais elles doivent être données avec précaution. Jamais entières. Jamais salées. Jamais grillées avec huile.
Pour ne pas risquer l’étouffement, servez :
Mélangez-les avec des graines plus fines ou des vers de farine. Cela rend la texture plus facile à picorer pour un petit bec.
Pour compléter ces six aliments, il est très utile d’ajouter quelques vers de farine, même séchés. Vous pouvez en mettre 5 à 10 g par jour, soit une petite cuillère à soupe, sur le plateau.
Les boules de graisse végétale, émiettées, sont aussi une aide précieuse. Prenez des boules sans huile de palme, sans sel, enrichies en graines. Émiettez l’équivalent de 1 cuillère à soupe, soit environ 10 g, et posez au sol ou sur une table basse.
Enfin, une pomme coupée en quartiers peut faire la différence :
Déposez les morceaux sur la pelouse ou un plateau. Pensez à retirer tout ce qui commence à pourrir au bout de 24 à 48 heures, pour éviter les bactéries.
Le lieu compte autant que le menu. Le rouge-gorge aime se sentir en sécurité. Il a besoin de voir autour de lui, mais aussi d’avoir un refuge tout près.
Installez idéalement :
Évitez de déposer trop de nourriture au pied d’un buisson si des chats rôdent dans le secteur. Mieux vaut un endroit un peu dégagé, mais proche de branches où l’oiseau peut se percher pour surveiller.
En hiver, l’eau libre est parfois plus rare que la nourriture. Les flaques gèlent, les bassins aussi. Pourtant, le rouge-gorge a besoin de boire tous les jours.
Placez une coupelle d’eau peu profonde, avec 1 à 2 cm d’eau seulement. Changez-la chaque jour. Si vous vivez dans une région très froide, vous pouvez verser de l’eau tiède, sans sel, pour retarder le gel. Certains installent un petit bain d’oiseaux chauffant, mais ce n’est pas obligatoire si vous surveillez régulièrement.
Certains aliments très courants chez nous sont dangereux pour les oiseaux. Même si le rouge-gorge vient picorer, cela ne veut pas dire que c’est bon pour lui.
Évitez absolument :
En restant sur des aliments simples, peu transformés, proches de ce que l’oiseau trouve dans la nature, vous protégez sa santé. Et vous lui donnez une vraie chance de traverser l’hiver sans s’épuiser.
En résumé, pour aider vraiment les rouges-gorges en hiver, il suffit de trois choses : les bons aliments, un endroit sûr, et un peu de régularité. Quelques grammes de nourriture bien choisis, tous les jours, valent mieux qu’un grand tas de restes une fois par semaine.
Observez, ajustez les quantités, variez les six types d’aliments. Vous verrez vite quel jour le rouge-gorge vient, à quelle heure il préfère manger. Et, un matin froid, en ouvrant les volets, ce sera lui, posé sur le bord du plateau, qui vous rappellera que votre jardin est devenu, pour lui, une petite oasis au cœur de l’hiver.