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Chaque matin d’hiver, il est là. Petit corps rond, poitrine orange vif, posé sur un tuteur ou le rebord d’un pot. Le rouge-gorge vous regarde presque droit dans les yeux, comme s’il avait quelque chose à vous demander. Et en réalité, c’est le cas : quand le froid s’installe, ce petit oiseau a faim, vraiment faim.
La bonne nouvelle ? Vous pouvez l’aider avec un simple ingrédient de cuisine à moins de 50 centimes, déjà présent dans votre placard. Un geste tout simple, mais qui peut faire la différence entre survivre à l’hiver… ou non.
Le rouge-gorge n’est pas un oiseau comme les autres au jardin. Il est surtout insectivore. Cela signifie qu’il se nourrit surtout de petits insectes, de vers et de larves cachés dans le sol ou sous les feuilles.
Quand le sol gèle, tout disparaît. Les vers se terrent profondément. Les insectes se font rares. Le rouge-gorge, lui, continue de brûler beaucoup d’énergie pour se réchauffer. Selon la Ligue pour la Protection des Oiseaux, un seul rouge-gorge a besoin d’environ 10 à 15 kcal par jour juste pour tenir face au froid.
Et il y a un autre problème : ce petit oiseau est très territorial. Il défend son coin de jardin et ne va pas facilement chercher plus loin. Si dans SON jardin il ne trouve rien, il s’épuise vite.
Ce n’est pas seulement une impression. En moins de 30 ans, près de 38 % des oiseaux communs de nos jardins ont disparu en France. Perte d’habitat, pesticides, manque de nourriture… Tout se cumule.
Alors oui, un petit tas de nourriture sur une soucoupe, cela peut sembler dérisoire. Mais mis bout à bout, ces gestes multipliés par des milliers de jardins deviennent un vrai soutien pour la biodiversité locale.
Cet allié d’hiver ne vient pas d’une boutique spécialisée. Ce ne sont pas des graines exotiques. Il s’agit tout simplement de pâtes cuites.
Des associations de protection animale comme la RSPCA confirment que les pâtes, bien préparées, peuvent aider les rouges-gorges et d’autres oiseaux du jardin à traverser une période de grand froid. En plus, un paquet de 500 g de pâtes premier prix coûte autour de 0,41 £ (environ 0,48 €) dans certains pays. De quoi remplir plusieurs coupelles sans vider votre porte-monnaie.
Attention, ce n’est pas un “reste de pâtes” comme pour un humain. Pour qu’elles soient vraiment sans danger, il faut respecter quelques règles simples.
Prenez environ 50 g de pâtes sèches (coquillettes, penne, fusilli, peu importe la forme) pour un petit groupe d’oiseaux. Faites-les cuire dans une casserole d’eau bouillante, sans rien ajouter.
Aucun sel, aucune huile, pas de beurre, pas d’ail, pas de sauce. Juste de l’eau et des pâtes, c’est tout.
Une fois les pâtes cuites, égouttez-les bien, puis laissez-les refroidir complètement. Elles doivent être à température ambiante avant d’être mises dehors.
Les rouges-gorges ont un petit bec. Ils ont besoin de morceaux faciles à saisir. Coupez donc les pâtes en petites portions de 1 cm maximum, surtout si vous utilisez des penne ou des fusilli.
Déposez l’équivalent de 1 à 2 cuillères à soupe de pâtes coupées dans une coupelle ou une petite assiette. Placez-la :
En fin de journée, s’il reste des pâtes, retirez-les. Cela limite les risques de moisissures et évite d’attirer des rongeurs ou d’autres animaux indésirables.
Les pâtes apportent surtout des glucides, donc de l’énergie rapide. Mais un rouge-gorge a aussi besoin de protéines, de lipides, de minéraux. Elles doivent donc rester un complément occasionnel, surtout en période de gel ou de neige.
Pour mieux l’aider, vous pouvez varier son menu avec d’autres aliments autorisés.
Les recommandations des associations comme la RSPCA et la LPO sont claires. Plusieurs aliments de cuisine courante peuvent parfaitement convenir, à condition d’être simples et non salés.
Certains aliments paraissent anodins pour nous, mais ils sont dangereux pour les oiseaux. Mieux vaut les bannir totalement de la mangeoire.
Le jardinier britannique Monty Don le rappelle : dès que vous commencez à nourrir les oiseaux, essayez d’être régulier. Un rouge-gorge dépense de l’énergie pour venir à la mangeoire. Si elle est vide trop souvent, cette énergie est perdue.
Mieux vaut donner un peu chaque jour plutôt que beaucoup puis plus rien. Par exemple :
Placez toujours les coupelles :
En hiver, l’eau gèle vite. Pourtant, les oiseaux ont besoin de boire et de se nettoyer les plumes pour bien isoler leur corps du froid. Un petit récipient peu profond peut les aider presque autant que la nourriture.
Vous pouvez :
En ouvrant votre placard pour sortir un simple paquet de pâtes à 41 centimes, vous ne préparez pas seulement votre dîner. Vous avez aussi entre les mains un moyen concret d’aider un petit oiseau à traverser l’hiver.
Quelques cuillères de pâtes cuites, une poignée de fruits, un peu de fromage râpé, un bol d’eau claire. Ce sont de tout petits gestes. Mais pour ce rouge-gorge qui vous observe depuis le bout de la branche, cela peut vraiment faire la différence.